Sur un ponton taillant sa route dans la mer, j’avance.
J’avance doucement, perdu mais au fond de moi, confiant.
Seul mais tellement chéri, la mer et la terre entière devant moi.
Et là, surgissant des profondeurs, un cormoran jaillit, la vie entière en lui.
Maintenant et ici sont à l’occasion une pêche magnifique.
C’est pour ce trésor que je vis, que j’aime, que je me consume, que je brûle.
Tellement fort que souvent, je désire oublier que je vis, que j’aime, que je me consume, que je brûle…
Que je meurs.