Le football n’est pas seulement une histoire d’équipe. C’est aussi une histoire de duo, une histoire de tonton, une histoire d’amis.
Ce sont mes oncles Alain et Hervé qui m’ont emmené les premiers au stade Léon Bollée. Le premier nommé, mon parrain, était ouvrier chez Renault et habitait l’historique quartier Gambetta. C’est avec lui que j’ai fait mes premières marches vers Bollée. J’adorais cette ambiance, cette convergence vers le lieu de fête. Plus tard, bien plus tard, c’est avec mes amis que j’ai pris plaisir à partir du Vieux Mans pour rejoindre notre antre favorite.
Quand je suis arrivé au club, en tant que chargé de communication du club, j’avais le droit à la tribune de presse. Terminé les matchs en Chancel ou en virages. J’ai été très honoré de partager cet endroit privilégié avec tous ces passionnés, dont le mythique et regretté Christian Louis, Jacques Hebert ou encore Blandine Lemperiere, photographe au grand sourire et toujours de bonne humeur. Les retrouver en salle de presse après le match étaient toujours un plaisir, sauf peut-être dans les derniers mois avec le licenciement où le contexte l’emportait sur tout.
Mais j’avoue que régulièrement, je ne pouvais résister au plaisir d’aller (re)partager le match avec des potes. Florent Paris, Pierre Yves Tardieu, Nicolas Brisson m’ont ainsi accompagné dans ma passion du Muc 72. J’utilisais mes invitations au match et j’allais m’installer avec mon calepin de notes au milieu des supporters, au milieu de ceux qui se dressent pour vivre les actions, qui se prennent dans les bras en cas de but. Je n’ai jamais pu faire le deuil de ces sensations, qu’aucun privilège ne peut remplacer. En plus on était bien placé, juste à côté du Virage Sud Le Mans.
Je vais vous faire une confidence : autant il y avait une file d’attente pour mes invitations à l’époque de Bollée, autant les matchs au MMArena n’avaient pas de succès auprès de ma famille ou de mes amis. Je crois que j’ai réussi à offrir mes invitations pour l’inauguration (un beau 3-0 tout de même face à Ajaccio) et basta. Au MMArena, c’en était de toute façon fini pour moi de partager des moments avec mes proches : j’étais préposé au écrans géants. C’en était fini de la poésie, mais pas de l’amitié. Je garde un souvenir très doux de ces soirs de matchs avec Ben Sorin, Benjamin Guyard et le rare René Lavenant aux manettes du son. Sans oublier le talentueux speaker Fabien Obric, avec lequel la collaboration était si facile.
Au quotidien, on est souvent obnubilé sur notre travail et les contrariétés. Une fois qu’on s’envole, on se rend compte que ce n’était que rencontres et partages.
C’est ce qui reste.
PS : promis la semaine on reparle football !