2005 - 2013 Chronique de 8 annÉes au Muc 72

Vont suivre 34 chroniques retraçant les 8 ans que j’ai passé en tant que supporter infiltré au Muc 72, de décembre 2005 à novembre 2013.
 
34 chroniques pour autant de journées du championnat National pour se rappeler de certains matchs et d’anecdotes de la vie du club. Je vais tenter de respecter la mémoire de tous et l’amour que j’ai pour ce club, à travers mes souvenirs et ma perception. Je serai parfois subjectif cela va sans dire.
 
Publication prévue chaque samedi de match à 20h00, à l’heure de l’ancien multiplex de Division 1 animé par Eugène Saccomano sur Europe 1.
 
Pour le plaisir de la nostalgie assumée.

Chronique 1/34

Muc 72 chronique 1
Ah, le bonheur des matchs d’été, quand le soleil arrose encore largement le terrain et les tribunes. Nous sommes le dimanche 31 juillet 2005. Je reviens à peine d’un an en Irlande et je m’offre ce que j’attendais depuis longtemps en tant que supporter : un match à Bollée. Le club est remonté en L1 avec Frédéric Hantz arrivé en janvier. L’été a vu arriver au Mans de jolies recrues (Romaric, Basa, De Melo…) et j’ai hâte de voir cette nouvelle alchimie, d’autant que l’ossature de l’équipe éternelle du MUC 72 (Bonnart, Hautcoeur, F. Thomas, Fanchone, O. Thomas, Poulard) est encore là.
 
Malgré la défaite 1-2, grâce à un but de John Carew (qui fait faute en s’appuyant sur Basa on est d’accord), les promesses d’une belle saison sont bel et bien là. Le but manceau intervient après une superbe transversale de Romaric dont je me rappelle encore, un débordement de Daisuke Matsui et une finition de Tulio De Melo. L’alchimie entre les recrues, signées Alain Pascalou et Daniel Jeandupeux, et les anciens semblent déjà en cours. A ce moment là, je suis encore loin d’imaginer que 5 mois après, je signerai moi aussi un contrat au Muc 72, en tant que chargé de Communication.
 
L’histoire est belle : en tant que supporter passionné je me rendais tous les jours sur le site officiel de mon club favori, malheureusement très peu nourri encore. Me vient l’idée d’aller proposer mes services, ce que je fais quelques semaines plus tard en me rendant CV à la main à la Pincenardière.
 
Et un jour, le téléphone sonne à la maison, on me demande si je peux me présenter à la « Pince » pour une entretien ! Il y en aura finalement trois : un avec Laurent Petit, plutôt réussi, un avec Fabrice Favetto Bon, bien raté, et enfin un entretien avec Henri Legarda dans les locaux de l’entreprise Vallée, qui tenait à valider tous les choix humains dans son entreprise. Je n’en menais pas large du haut de mes 23 ans et de mon inexpérience professionnel.
 
Finalement, peu avant Noël 2005, je signe un CDI avec mon club de cœur. J’investis les fameux algecos de la Pince, qui ont vu les plus belles années du club. Dans mon bureau, Guillaume Guégan régale, aux côtés de Frédéric Trouillet. A ce moment là en championnat, l’équipe est confortablement installée au 11ème rang, entre le Stade Rennais et Nancy, avec un bilan plutôt cool pour un promu de 7 victoires, 4 nuls et 8 défaites.
 
Laurent Bonnart, Olivier Pedemas et Jérôme Drouin deviennent des collègues. Et comme un symbole, c’est le manceau James Fanchone qui est le premier joueur à m’adresser la parole. J’ai encore le souvenir de la demi-finale mythique contre Sedan en 1999 (perdue 4-3), j’avais tellement vibré devant mon poste de radio, comme tout le peuple sang et or. Je republie ici la superbe vidéo réalisée par le Muciste en 2020, qui retraçait le parcours 1998 – 1999 en Coupe de France.

Je me pince(nardière) mais c’est bien le début d’un rêve éveillé.

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