Chronique 2/34

Je suis obligé de revenir au 5 novembre 2005, au lendemain de mon 23ème anniversaire, 7 semaines avant d’être embauché au club.

Un certain Muc 72 – Olympique de Marseille dont tous les fidèles se rappellent. Cette rencontre contre le grand OM est tellement symbolique de cette époque magique. Si Lyon domine le foot français à l’époque, c’est bien Marseille qui fait encore rêver. La foule marchant vers le Stade Bollée est grande ce soir-là.

Barthez and co’ ne savent pas encore au coup d’envoi qu’ils vont véritablement voler en éclat face à l’équipe de Frédéric Hantz. L’ancien coach du RAF – Rodez Aveyron Football dénote avec ses méthodes et transmet à ses joueurs son ambition. Les coéquipiers de Laurent Bonnart surprennent match après match pour leur retour dans l’élite et sont dixièmes avant la rencontre (5V, 4N et 4D).

L’équipe de Marseille, c’est pourtant du lourd à l’époque : Franck Ribéry, Lorik Cana, Wilson Oruma, Sabri Lamouchi, Samir Nasri et Taye Taiwo forment l’ossature de l’équipe de Jean Fernandez. Mais dès la 6ème minute, l’italo-suisse Davide Chiumiento avance plein axe et envoie une frappe magique sur laquelle ne peut rien faire Barthez. 1-0. Le petit meneur prêté par la Juventus pour cette saison 2005-2006 n’aura marqué qu’une seule fois pour Le Mans mais quel but ! Quelques mois plus tard, je me régalerai tous les jours de la semaine de ses jongles et de son toucher, un des plus beaux que j’ai vu. Un magicien à qui il manquait sans doute des petites choses mais un joueur marquant. Ses sessions jongles de début d’entrainement avait été à l’honneur d’une des premières vidéos que j’ai réalisé pour la web TV du Muc 72. Mon premier « gros » dossier professionnel. Mais revenons à ce soir de fête.

Olivier Thomas est au sommet de son art défensif au poste de latéral droit et étouffe Franck Ribéry. Bollée est en feu, Marseille est venu un peu trop relax et prend contre sur contre. Le Muc 72 est bien en place avec son milieu Frédéric Thomas – Yohan Hautcoeur. Un à la couverture, un à la projection. A l’heure de jeu, James Fanchone marque le deuxième but, le premier des 3 buts de l’ailier droit cette saison-là. Les collègues du club entendent encore je pense Alain Pascalou parler avec amour des « dribbles chaloupés » de James, auteur de 13 buts en Ligue 2 lors de la saison de la remontée. Cette saison 2005-2006 il marquera 3 fois, 2 fois contre l’OM son club de coeur. 

Pour revoir la réalisation de James contre Marseille, c’est ici.

En fin de match, Ismaël Bangoura, rentré peu après le quart d’heure de jeu après la blessure de l’infortuné Chiguy Lucau, signe un troisième but tout en spontanéité après une déviation de la tête de Tulio De Melo. Une belle reprise du droit. 3-0. Bollée est en feu et on se pince en regardant le tableau d’affichage. Ce match symbolise ce qui a fait le succès du club pendant plusieurs saisons. Un mix de joueurs « club » et de recrues. Une capacité à enflammer Bollée mixée à des équipes adverses pas forcément à 100% mentalement. Après tout, Le Mans est une équipe étiquetée Ligue 2, pas de quoi frémir pour venir récupérer les 3 points. Mais on s’est tellement régalé de ça ! Attention je ne minimise pas toutes les belles victoires, mais c’est une sensation que j’ai souvent ressenti chez les adversaires. Bollée ne faisait pas peur mais restait une destination piège. 

Et Le Mans est tellement joueur en cette saison 2005-2006 avec Fred Hantz.

Soutenez-mon activitÉ d'écriture

L’écriture de ces 34 chroniques représentent plus de 70 heures de travail sur la saison 2023-2024. Pour m’aider dans mon activité d’écriture et l’encourager, vous avez la possibilité d’effectuer un don.

En septembre 2024, je me lancerai dans une nouvelle formule, avec sans doute des interviews de joueurs, actuels ou anciens, du Mans ou des focus sur des anciens joueurs qui ont peu joué en pro mais qui ont percé ailleurs.