2010-2011. Ça y est, malgré une victoire face au PSG pour le dernier match à Bollée en Ligue 1 (1-0 but de Sylvain Armand contre son camp), on est de retour en Ligue 2. A 8 mois de la rentrée dans le nouveau stade, ce n’était pas vraiment le scénario attendu. L’équipe continue de rajeunir et attaque ce nouveau championnat avec un esprit de revanche. Une victoire à la Beaujoire 2-0 en ouverture du championnat en est la preuve, malgré les départs de l’été (Modibo Maïga, Anthony Le Tallec et Andrade pour ne citer qu’eux). Il reste quand même quelques bons joueurs qui ont bien envie de remonter en Ligue 1 avec Le Mans.
Il suffit de regarder l’équipe alignée par Arnaud Cormier à Nantes :
Ovono – Bouhours, Cerdan, Adenon, Cuffaut – Baal, Louvion, Thomas (cap.), El Bahri – Helstad, Cissé.
Thorstein Helstad et Grégory Cerdan (un superbe coup franc direct) seront les buteurs du jour, eux les nouveaux cadres du groupe. Bon en interne cette période est évidemment frustrante mais l’évènement à venir reste trop gros pour ne pas le préparer. Et on croit à la remontée immédiate. On joue le championnat tourné vers ce match inaugural contre l’AC Ajaccio, prévu le 29 janvier 2011. Et cela se passe plutôt bien pour l’équipe, qui termine la phase aller sur le podium, à la troisième place. Quelques détails tout de même sonnent faux, comme le dernier match à Léon Bollée perdu face à la fameuse équipe de Vannes (0-1) un soir de décembre pluvieux et froid. Arnaud Cormier et l’équipe ont manqué leur au revoir au vieux stade et à tous les souvenirs communs. Le « personne ne regrettera Bollée » ne me quittera jamais. Mais tout le monde peut faire des erreurs, et la vie m’a montré combien j’en ai fait moi aussi. Responsabilité va avec potentielle bêtise.
Non ce soir je voulais rester positif et évoquer avec un sourire jusqu’aux oreilles mes acolytes de soir de match. Moi le loup solitaire, j’étais sceptique à l’idée de travailler avec René Lavenant et Fabien Obric. Quelle erreur !
Accompagné des Ben’s, Ben Sorin et Ben Guyard, j’ai passé des années extraordinaires avec cette petite famille du… vendredi soir désormais. La famille de la régie. J’en garde un souvenir si doux. Ben Sorin aux manettes de la console principale, Ben Guyard en super régisseur du stade, René au son, Fabien au mic’ sur la pelouse. Le tout réglé comme du papier à musique.
D’ailleurs, la vie est coquine et fait parfois des clins d’œil : la semaine prochaine à Paris, je vais collaborer pour la première fois avec le fiston Obric, Louis Obric, ingénieur du son et musicien de son état. Le tout grâce à Alan Durand, que j’ai rencontré car il était fan de cinéma… et du Muc 72.
Que la vie est belle quand elle rebondit partout comme ça. Une vraie boule de flippeur. Boucle bouclée.
Revenons en régie. Avec René, Fab’ et les Ben’s, l’ambiance est à la gentillesse et à la simplicité. Pas de verticalité, que de l’horizontalité entre nous. Chacun sa spécialité et on va de l’avant. Tous les 15 jours on se retrouvait en régie avec le sourire et toujours, toujours, avec l’espoir que pour une fois, ça se passerait bien sportivement. J’ai rejoint l’Italie, Ben Sorin est parti au PSG – Paris Saint-Germain, Ben aux 24 Heures du Mans, on ne s’est jamais revu tous les 5 depuis mais je sais que ça arrivera et que ça sera bon. L’amitié. C’est la chose qui reste de tout ça. Encore une fois dommage que le présent soit si dictatorial parfois, on profiterai un peu plus… C’est une autre histoire.
En tout cas, la fête fut belle ce soir du 29 janvier 2011. Vainqueur 3-0 d’une équipe d’Ajaccio qu’on aurait dit anesthésiée par la fête qui était la nôtre, ce fût vraiment une super soirée. Si tous les matchs au MMArena qui ont suivi avaient pu être si festifs… Ce soir-là, Ludovic Baal Mickael Poté et Thorstein Helstad ont inscrit leurs noms dans l’histoire du club. Le premier but au MMArena a été inscrit par un joueur formé au club. Ludo et son crochet ciselé du gauche… Impossible de lui prendre le ballon. 3 buts marqués ce jour d’inauguration, 3 fois Fabien qui hurle sa joie, 3 fois nos jolies animations qui apparaissent sur les écrans géants, aucune saute de réseau, aucune erreur. Soirée parfaite pour tout un club, récompensant des mois de travail.
Les semaines qui allaient suivre sportivement allaient malheureusement être très délicates (notamment avec une série de 7 matchs sans victoire entre la 23ème et la 30ème journée).
Mais encore une fois : au diable les résultats, et vive l’amitié !
Merci les gars.