Chronique 31/34

François Fillon Le mans fc
CECI EST UNE FICTION ET TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ N’ENGAGE PAS SON AUTEUR.

Juin 2012. Après son traumatisme à Vannes et le départ de nombreux joueurs pour refinancer le club, Le Mans a vécu une sale saison 2011-2012 et finit à la 17ème place de Ligue 2… Côté sportif c’est chaud, côté finances encore pire : Le Mans FC compte 4 millions d’euros de dettes au 30 juin 2012. Dans un premier temps le grand gendarme financier français, la DNCG, rétrograde le club en National.

Pour sauver le soldat MMArena, premier stade en PPP (Partenariat Public Privé) de France 🇫🇷 on le rappelle, Jean-Claude Boulard prend alors son téléphone et joue de tous ses appuis, lui qui est un ponte du PS. Un certain François Fillon, dans son fief de Sablé, n’est pas encore complètement cramé politiquement. On échange des SMS, des coups de fils bien sentis… Il serait dommage de « plomber » ce beau produit PPP qui est une trouvaille du secteur privé pour se financer sans aucune prise de risque, elle qui reste à la charge du public. Il serait dommage de se coller la honte pour des décisions politiques et financières désastreuses.
 
JC a raison de se bouger : la ville peut perdre beaucoup d’argent si le concessionnaire du stade décide de s’en aller. JC peut néanmoins compter sur la gentillesse locale pour ne pas être trop titillé sur son talon d’Achille. Au Mans, on est poli avec le chef du village.
 
Par un miracle donc, en juillet 2012, Le Mans est maintenu en Ligue 2 après un énième revirement de la DNCG, pourtant peu habituée à jouer avec le feu 🔥. Le feu d’un club qui ne serait pas capable de finir sa saison et qui pourrait fausser un championnat, avec toutes les conséquences que cela a. Noël Le Graët prévient Jean-Claude et Henri : « pas de blague les gars, Le Mans FC finit la saison 2012-2013 quoi qu’il arrive hein ? »
 
Forcément, quand en début d’année 2013 Henri Legarda appelle Jean-Claude et lui annonce qu’il est à deux doigts de ne plus payer les fournisseurs et les salariés, Boulard s’agite. Il se rappelle la promesse faite à Noël. Alors des lapins surgissent du chapeau : la création d’une SCI qui pourrait racheter la Pincenardière valorisée à 2 millions d’euros, l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le club, représenté par le joyeux luron Claude Hervé. Le plus joli lapin du maire. On s’agite de partout mais ça sent surtout le poker menteur de partout. C’est à celui qui montrera le plus de sérieux dans le mensonge. Le spectateur regarde mais n’y croit pas vraiment à tout ce cirque. Les mots sont creux, les yeux aussi. Claude Hervé lui veut son énième Leclerc au Mans, il s’en fout du Mans FC.
 
En février 2013, les salariés de l’ancien Muc 72 ne reçoivent leur paie que très tardivement et sous des formes mystérieuses, étant donné que les caisses du club sont officiellement vides. Mystérieusement aussi, le palais de justice du Mans ne bouge pas d’un doigt alors qu’il est censé stopper l’hémorragie financière et mettre le club en liquidation judiciaire, notamment pour protéger les fournisseurs. Des étrangetés qui permettent bon an mal en au club de finir la saison. La liquidation n’interviendra que 6 mois plus tard, la dette ayant quand à elle grossit encore. Elle sera officiellement arrêtée à plus de 14 millions d’euros.
 
Noël est heureux. JC souffle. Henri quand à lui peut mettre un nouveau sponsor maillot sur son maillot : Pigeon de Loué. Il s’est rapproché trop près du soleil et ses ailes ont fondu.
Henri avait oublié un truc. Un poulet ne vole pas.

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En septembre 2024, je me lancerai dans une nouvelle formule, avec sans doute des interviews de joueurs, actuels ou anciens, du Mans ou des focus sur des anciens joueurs qui ont peu joué en pro mais qui ont percé ailleurs.